The Greatest » est mort. La légende de la boxe Mohamed Ali a perdu vendredi à 74 ans son dernier et plus long combat, celui contre la maladie de Parkinson, a annoncé sa famille dans un communiqué ce samedi. Icône du sport mondial, personnalité marquante de l’histoire du XXe siècle, il s’est éteint dans un hôpital de Phoenix dans l’Arizona.

« Je vole comme un papillon, je pique comme une abeille. » Citation de Mohamed Ali, la légende de la boxe. Voilà comment il définissait lui-même son style sur le ring. Il est mort cette nuit à Phoenix aux Etats-Unis à 74 ans. Il souffrait de la maladie de Parkinson depuis 32 ans. Mohamed Ali, une icône du 20e siècle. Il était surnommé The Greatest, « le plus grand ».

Tout est parti d’un petit vélo… Le plus grand boxeur de tous les temps, doué pour l’emphase, jamais avare de bons mots, autant pour amuser la presse que pour déstabiliser ses adversaires. Une grande gueule mais une classe folle sur un ring. Rarement un sportif n’aura autant incarné et dépassé les frontières de son sport. La vie de celui qui s’appelle encore Cassius Clay bascule le jour où, parti s’acheter des pop corns avec son vélo tout neuf, il se le fait dérober.

Le champion, maintenant, c’est lui. Le jeune Cassius jure de se venger et s’inscrit dans une salle pour corriger son voleur. Son destin est scellé. Il ridiculise les amateurs et gravit rapidement les échelons de la catégorie poids lourds. En 1964, Cassius Clay a 22 ans et dispute son premier titre mondial contre le champion incontesté Sonny Linston. Le combat est féroce. Le jeu de jambe et la rapidité du jeune Clay foudroient son adversaire. Le champion, maintenant, c’est lui. La télévision américaine et le monde entier font connaissance avec le phénomène qui hypnotise déjà les foules.

Mohamed Ali a très vite compris l’importance des médias : pour fasciner la foule, il faut lui donner à voir. Cassius Clay va dès lors multiplier les coups d’éclats et les déclarations chocs. Il décide d’abord de se convertir à l’Islam, influencé par Elijah Muhamad le chef du mouvement Nation of Islam, un groupe radical qui prône la séparation des races et défend la guerre contre les blancs. Cassius Clay s’appellera désormais Mohamed Ali.

Le duel mythique face à Frazier. Son combat, ses combats, prendront dès lors une tournure politique. En 1967, il refuse de faire son service militaire alors que l’Amérique est en train de s’enliser au Vietnam. Déchu de son titre, il entame une traversée du désert qui va durer trois ans. Mais le banni se mue en héros au fur et à mesure que l’opinion publique américaine s’oppose à l’intervention militaire au Vietnam.

Mohamed Ali remonte sur les rings quatre ans plus tard, pour ce que le promoteur Don King va appeler « combat du siècle » face à Joe Frazier. C’est la première défaite d’Ali, qui en voudra terriblement à Frazier jusqu’à l’humilier publiquement, notamment lors de la revanche entre les deux boxeurs à Manille. Le fameux « Thriller in Manilla », l’un des combats les plus violents de toute l’histoire de la boxe.

La maladie de Parkinson pour finir. Entre temps, il y a le summum de la carrière sportive de Mohamed Ali, ce combat contre Georges Foreman à Kinshasa au Zaïre qui inspire un magnifique roman à Norman Mailer « le combat du siècle ». La suite de la carrière d’Ali n’est qu’un lent déclin, aggravé par la maladie de Parkinson contre laquelle Mohamed Ali va lutter avec beaucoup de dignité. C’est une véritable icone, une légende qui s’est éteint cette nuit.

RIP Cassius Clay.

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