Dans la série chanteuse/rappeuse qui reste habillée voici Tink, Trinity Home de son nom de naissance née le 11 janvier 1995 et originaire de Chicago.

 

À seulement 20ans, Tink est pleine d’Energie et de fraîcheur, elle semble accomplir tout ce qu’elle fait sans effort et avec énormément de plaisir et ça se voit dans sa façon d’occuper l’espace, aussi bien sonore que visuel.

Elle amène de la vraie la vraie musique (elle y met son âme) dans cette ère de Hip Hop dénaturé dilué à la pop ou aux prods répétitives. Appréciée pour ses rimes créatives et son flow versatil, tantot rapide tantot lent, parfois chanté parfois saccadé, Tink passe du rap au chant sans aucun soucis, alliant parfois les deux dans le même couplet mais le chant, qu’elle a commencé à pratiquer très jeune à l’église et dans des chorales, reste sa véritable passion.

Depuis ses débuts, elle accumule les collaborations avec notamment Seven, Jeremih, Jay-z et Rick Ross, Charlamagne Tha God et Andre 3000 ne cesse de s’améliorer de son en son. Pour la petite anecdote, elle a enregistré 75% de ses chansons avec son père qui est ingénieur du son. Nul ne doute que sa carrière va continuer à monter –et elle n’a pas besoin de se déshabiller pour ça !- et certainement pas Timbaland qui l’a prise sous son aile. Rappelons que ce magnat du hip hop fut un des acteurs/producteurs des succès planétaires d’entre autres Missy Elliott, Aalyah et Nelly Furtado.

Certains sentiront peut être chez Tink un flow et un timbre de voix proche de celui de Nicki Minaj sur certaines de ses chansons, mais on peut à mon avis mettre ça sur le compte de son jeune âge qui fait qu’elle n’a pas encore trouvé son style propre. Pour sa défense elle se débrouille très bien en  cherchant à atteindre une maturité et authenticité artistique en vagabondant entre différents styles. Espérons que son succès à venir la gardera habillée et authentique, et pour ça, heureusement qu’elle est chez Timbo.

Elle n’a pas encore annoncé la date de sortie de son premier album qui ne saurait tarder (les rumeurs disent cette année sans plus…), mais elle a déjà sorti quelques mixtapes (Winter’s Diary 1 et 2 et Alter Ego) téléchargeables gratuitement.

Engagée, la jeune fille se transforme en jeune femme et en plus de garder ses habits sur ses formes, elle garde sa tête (bien remplie) sur les épaules. Son dernier morceau, Tell the children, dont la mélodie du refrain sur fond de bruits de manifestants scandant «Don’t Shoot » rappelle Lauryn Hill dans Doo Wop (that thing),   est un hommage poignant à cette jeunesse afro américaine qui tombe sous les balles des forces de l’ordre.

À moins d’une grosse erreur de parcours que je ne saurais même pas imaginer, Tink risque fort de beaucoup faire parler d’elle dans les années qui viennent. Enfin, jugez par vous-mêmes en téléchargeant une de ses mixtapes ou en checkant cette petite playlist youtube (elle n’est malheureusement pas sur spotify mais est sur soundcloud).

Tinkement votre

@Shimikal

 

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